© Scott Davis

Pouldergat

A deux pas de Douarnenez, cette commune rurale recèle des trésors cachés : manoirs, moulins, calvaires, ou encore croix de granite…

Des kilomètres de sentiers sont aménagés pour la randonnée à pied. Les cours d’eau, riches en poissons, raviront les adeptes de pêche en rivière.

Un peu d’histoire…

Pouldergat fait partie de ces cités jalonnant la marche des Romains vers l’Ouest. C’est un de ces « Villae » situés à quelques kilomètres des ports, sur des points élevés, reliés à la voie impériale qui, depuis Namnète (Nantes) rejoignait Douarnenez. Il semble que l’apogée de Pouldergat au XVIIIème siècle ait été lié aux débouchés maritimes que lui procurait sa trêve maritime de Pouldavid…

L’association Amzer Gwechall retrace le passé de Pouldergat, de l’Ancien régime à 1940, dans un ouvrage intitulé :«Labourerien an douar hag ar mor». Le lecteur peut y découvrir que Pouldavid était le port de Pouldergat jusqu’en 1919, port de commerce florissant aux XVe et XVIe siècles, port de pêche au XIXe et au début du XXe siècle.

Eglise Saint-Ergat

Cet édifice comprend une nef de trois travées bordée de collatéraux. Tout dans la structure intérieure de cette église respire la dissymétrie. Dans cet édifice subsistent des éléments de l’église romane construite au XIIe siècle. Malheureusement la dallage refait à une époque récente dissimule en partie les bases, ornées pour certaines. Les quatre piliers du chœur, en réemploi, sont de l’école de Pont-Croix (début du XIVe siècle) et sont composés de huit colonnettes tangentes avec chapiteaux. Ceux-ci sont décorés de motifs végétaux supportant des arcs en tiers-point.

A la fin du XVIe siècle comme l’attestent les nombreuses inscriptions visibles sur la façade (1585, 1588…) a été érigé le pignon occidental. Cet ensemble constitue un bel exemple d’architecture gothique cornouaillaise. Le portail profond présente dans ses voussures multiples des marques de tacherons.

 

Mobilier :

– dans le nouvel autel proche du transept ont été incorporés des panneaux de l’ancienne chaire du XVIIIe siècle.

– près de l’entrée on remarquera deux vasques polygonales en granit à l’usage de bénitiers (XVIIe siècle).

– statues : saint Yves (XVIe siècle) en pierre polychrome, saint Ergat en évêque, autre saint Ergat sous le porche, saint Pierre, saint Etienne, saint Jean-Baptiste, sainte Catherine d’Alexandrie, saints Côme et. Damien en costume Henri II, saint Mathurin. saint Herbot, saint Vendal en ;Abbé.

– vitraux historiés dont un sur le thème du Rosaire, atelier A. Lusson (1883) et E. Le prêtre (1894]. Dans l’enclos, calvaire avec Christ en croix et Vierge à l’Enfant sous un dais en accolade de la fin du XVe siècle.

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